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Cérémonie d’inauguration de la maison de justice de Tambacounda

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La maison de justice de Tambacounda à été inaugurée le jeudi 19 janvier 2012. L’occasion a été donnée au représentant du Garde des seaux, ministre de la justice de faire le bilan des maisons de justice après seulement quatre années d’existence.

La Maison de justice de Tambacounda a été inaugurée le jeudi 19 janvier 2012 par le représentant du ministère de la justice Mademba Guéye et l’attaché de la Coopération Française Paul Antoine Decraene, en présence du Maire de la commune de Tambacounda, des autorités judiciaires, administratives, religieuses et coutumières ainsi qu’une présence massive de la population locale.

La création de cette structure qui fonctionne déjà depuis six mois porte à onze le nombre des Maisons de justice sur le territoire sénégalais. Elle propose au quotidien des services gratuits ayant pour objectifs d’informer la population sur ses droits et devoirs, de régler à l’amiable de petites infractions et litiges de la vie courante et d’initier des actions de prévention de la délinquance.

La cérémonie a été suivie d’une projection cinématographique dans les rues de Tambacounda le soir et auprès des lycéens le lendemain matin. Un lancement réussi pour cette Maison de justice qui est déjà perçue comme une véritable aubaine par la population locale.

Selon Mr Mademba Guèye, conseiller technique, chargé de la justice de proximité au ministère de la Justice les maisons de la justice, visant un meilleur accès des citoyens à la justice sont un "véritable succès", en quatre années de fonctionnement, durant lesquelles, elles ont reçu 48.957 usagers et traité 6.000 dossiers.

"Aujourd’hui, le Sénégal compte 11 maisons de la justice qui sont en mesure d’offrir aux citoyens une information juridique, un règlement à l’amiable de leur différend de toute nature, (de façon) gratuite et confidentielle dans un lieu proche de leur domicile", a dit M. Guéye.

Les maisons de la justice ont accueilli, durant l’année 2010, quelque 19.511 personnes, a-t-il dit, précisant que la situation globale de l’année 2011 n’est pas encore été faite.

Ces structures juridiques ont "aidé à recouvrer de petites créances dont le montant global s’élève à 102 millions de francs (CFA)", a noté M. Guèye, pour qui, leur "succès" s’explique par le taux de réussite des médiations qu’elles mènent. Ce taux en 2010 était de 74%.

La maison de la justice de Tambacounda, 11-ème juridiction du genre à voir le jour dans le pays, a traité quelque 130 affaires dans le cadre de la médiation en moins d’un an d’existence, soit depuis le mois de juillet, selon le représentant du ministre de la Justice.

Elle a été construite dans la commune de Tambacounda par le département de la Justice, en partenariat avec la municipalité et la coopération française.

"Les maisons de justice ont démontré au fil du temps leur pertinence et leur utilité", a poursuivi l’agent du ministère de la justice. Leur objectif, a-t-il dit, est de "rapprocher la justice du citoyen" et de lui "offrir des solutions concrètes et adaptées à la vie de tous les jours".

Pour le magistrat, il n’y a pas d’état de droit si le citoyen n’a pas accès au service public de la justice et s’il n’est pas informé de ses droits et devoirs. D’où la mission des maisons de justice de "rendre effectif" l’accès au droit pour les citoyens, de traiter les petits conflits de voisinage par le biais de la médiation et de la conciliation.

Elles ont aussi une mission de prévention de la délinquance, surtout juvénile, à travers la mise en œuvre de micro-projets à vocation sociale, axés sur la formation des jeunes, ou la sensibilisation sur des thématiques susceptibles d’apaiser le climat social.

Le représentant du ministre de la justice a loué l’avantage qu’ont les maisons de justice, de faciliter un "règlement rapide du médiateur conciliateur, qui est un notable de la localité, qui agit comme un père de famille". Pour lui, l’intervention de ce dernier, aboutit à un "traitement beaucoup plus humain et plus adapté à notre contexte social".

Les "modes normaux de règlement des conflits" dans la culture africaine, étant la médiation et la conciliation. "C’est, a affirmé le conseiller technique du ministre de la Justice, la comparution devant une juridiction qui pourrait être qualifiée dans notre contexte, de mode alternatif de règlement de conflit en ce qui concerne les litiges de nature personnelle ou familiale".

Au-delà de leur contribution à une plus grande accessibilité de la justice au bénéfice des citoyens, les nouvelles juridictions de proximité aident à "désengorger les juridictions" classiques, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie de certains litiges qui leur sont désormais déférés.

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