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En matière de divorce, la justice est-elle plus favorable aux femmes ?

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Dans le cadre de sa mission de vulgarisation du droit, la Maison de Justice de Tivaouane a organisé une après-midi de réflexion autour de la problématique du conflit conjugal animée par le Président du Tribunal départemental de Tivaouane, M Serigne Assane Dramé, le 16 juin 2011 l’assistance était constituée essentiellement des membres du comité de coordination de la Maison de Justice, des étudiantes de l’Institution Polyvalente de Formation Professionnelle mais aussi des imams . Les radios communautaires Tivaouane FM et Albourakh FM étaient chargées de relayer l’information juridique auprès des populations.

La séance a débuté à 15 h avec la constitution de 3 groupes de travail.

A 16h 14, le président du tribunal départemental, M Assane Dramé, a fait une présentation sur la problématique du conflit conjugal en tenant en compte des travaux de groupes et des préoccupations formulées par l’assistance.

Il s’en est suivi un débat à l’issu duquel une certaine prise de conscience générale a été notée.

Il est ressortit des groupe de réflexion, que les hommes ont le sentiment que la justice était plus favorable aux femmes qui obtiennent plus facilement gain de cause que les hommes en matière de divorce. Pour cause, les femmes sont plus favorisées dans la fixation de dommages-intérêts, de pension alimentaire ou de contributions aux charges du ménage.

Mais après discussions, les participants ont réalisé que les femmes sont, de nos jours, mieux organisées que les hommes grâce aux associations de défenses des droits de l’homme.
En outre, c’est la nature de l’homme- qui est par essence orgueilleux par rapport à la femme, qui doit toujours montrer qu’il a le dessus malgré les apparences- qui constitue le véritable obstacle vu qu’il est rare qu’un homme se sente digne de demander des dommages intérêts à sa femme, ou même le versement de pension alimentaire. Enfin la vulnérabilité de la femme ainsi que leur faible pouvoir d’achat est un paramètre à ne pas négliger.

L’importance du certificat de mariage a aussi été soulignée au cours des débats ainsi que l’impuissance du mari qui est une cause de divorce ou même d’annulation du mariage.

Les débats ont été enrichis par la présence des imams et par la confrontation, dans les débats, entre le juridique et le spirituel pour noter qu’il n’y a pas de très grands écarts en la matière puisque le code de la famille est un code consensuel.

Le cadre de concertation a levé la séance de réflexion à 18h.

Mme Gueye née Aminata SECK Coordonnatrice de la Maison de Justice de Tivaoaune

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