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Place de la Maison de Justice dans la gestion du conflit agriculteurs-éleveurs

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La communauté rurale de Chérif a organisé une concertation entre agriculteurs et éleveurs le 17 janvier 2012 sous la présidence du sous-Préfet de Pambal, M Daouda Sarr, en présence du Chef de la délégation spéciale de Cherif Lo, M Mansour Diouf Ndoye, de la Coordonnatrice de la Maison de Justice de Tivaouane, Mme Gueye née Aminata SECK, des chefs de village, du représentant du commandant de la gendarmerie de Tivaouane et de celui du service vétérinaire avec une assistance d’une cinquantaine de personnes.

L’objectif de la rencontre était d’amener les différents acteurs à privilégier la médiation-conciliation en plaçant la Maison de Justice au centre du règlement des conflits entre agriculteurs & éleveurs.

C’est à la suite des débats que les causes du conflit agriculteurs éleveurs ont été diagnostiquées et des solutions proposées.

Causes

- Le fait, pour la victime, de se faire justice soi-même

- En absence de fragrants - délits, la difficulté de mettre la main sur les responsables de pillage de champs et récoltes

- Le fait de confier la garde des troupeaux à des enfants en âge d’aller à l’école, inconscients et incapables de les maîtriser

- Le manque d’éducation des éleveurs et agriculteurs et leur ignorance des devoirs et droits qui leur sont liés

- l’absence ou le non respect du tracé du parcours du bétail

- L’éloignement de certains abreuvoirs de bétails

- Le fait de laisser traîner les récoltes dans les champs au lieu de les sécuriser dans les greniers

- Le fait de cultiver en ne tenant pas compte des zones de pâturages, des pistes d’accès aux points d’abreuvoir du bétail

- L’absence de cadre de concertation entre agriculteurs et éleveurs

- L’absence de clôtures adéquates pour sécuriser les zones de cultures

Solutions

Pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs, les solutions suivantes ont été préconisées :

- La mise en place, au niveau de chaque village, d’un comité de médiation-conciliation constitué de trois éleveurs, trois agriculteurs, d’un conseiller municipal et du chef de village

- De sensibiliser les villageois sur la répartition des terres en fonction de leur vocation (pastorale, sylvicole, agricole)

- De privilégier la procédure gracieuse en recourant à la Maison de justice pour trouver un règlement à l’amiable des conflits

- De Former les membres des comités de médiation villageoise en techniques de médiation conciliation

Khadim Fall, stagiaire Maison de Justice, membre du cercle des amis de droit pour une citoyenneté active

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