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Comités villageois pour la protection de l’enfance àTaiba Ndiaye, Darou Khoudouss et Mboro

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L’Unicef, en partenariat avec la Maison de Justice de Tivaouane, l’Ong CREPE de Mboro et l’association AMAT de Taïba Ndiaye, a tenu des rencontres avec les chefs de village de Darous khoudouss et Taïba Ndiaye ainsi que les délégués de quartiers et badiène gokh de Mboro.
L’objectif de ces réunions tenues les 10 et 11 Avril était de sensibiliser les chefs de village et délégués de quartier sur leurs rôles et responsabilités dans la déclaration des naissances et l’inscription à l’état-civil.

L’enregistrement à la naissance d’un enfant lui confère le droit d’être protégé par l’Etat en l’absence d’une protection familiale voire communautaire.

Un enfant non enregistré à la naissance est exposé aux risques de toute forme et peut ne pas accéder aux services sociaux de base comme l’éducation, la santé …

L’enregistrement des naissances constitue un moyen fondamental de préserver ses droits comme le stipule l’article 7 de la convention internationale sur les droits de l’enfant.

Selon l’article 33 du code de la famille, les déclarations de naissance sont faites par les parents ou toute personne ayant assisté à la naissance dans le délai d’un mois.

Les chefs de village ou de quartier sont tenus de faire les déclarations omises à l’officier d’état-civil dans les quinze jours suivants sous peine d’amende.

Dans les communautés rurales de Darou Khoudouss, Taïba Ndiaye et dans la commune de Mboro, il existe plusieurs d’enfants n’ayant pas encore été enregistrés à l’état-civil et un grand nombre d’entre eux sont en classe d’examen.

L’utilité de l’état- civil a été rappelée et le phénomène des fausses déclarations (réduction ou augmentation de l’âge réelle de la personne) a été condamné.

L’intérêt du carnet du chef de village, qui lui permet de mentionner les naissances et décès survenus dans son ressort, a été noté.

Des problèmes ont été soulevés :

  • La négligence des parents pour déclarer leurs enfants à l’état civil ;
  • La négligence du conseil rural qui malgré le vote de l’achat de registre dans le budget laisse persister l’insuffisance de registre entrainant des problèmes de transcription ;
  • Le paysan qui ne ressent pas trop dans son quotidien l’utilité d’avoir un acte d’état civil ;
  • Le renouvellement des carnets de chefs de village à TaÏBA Ndiaye ;
  • La difficulté de tenir le cahier de chef de village à cause de l’existence de villages très vastes ou enclavés ;
  • Les moyens mis à la disposition des chefs de village, leur information et formation sont insuffisants

Suggestions et recommandations

  • Favoriser la déclaration par voie informatique ;
  • Doter les chefs de quartier qui n’en disposent pas de carnets de chef de village ;
  • Former les chefs de village sur l’état-civil et les rôles qui en sont dévolus ;
  • Mettre à contribution les chefs de carré dans les villages très vastes ou enclavés pour l’inscription du carnet de chef de village Mettre en place, comme c’est le cas à Taîba Ndiaye ;
  • Mettre en place des comités villageois de protection de l’enfant autour du chef de village en impliquant l’imam, les groupements féminins, les associations, enseignant, badiène gokh, sage femme, les enfants …
  • Demander au Président du conseil rural de tenir un conseil extra ordinaire sur l’état civil ;
  • Demander au sous préfet la tenue de comité local de développement sur l’état-civil.

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