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Séance de renforcement de capacité des Amis du Droit

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Le Cercle des Amis du Droit pour une Citoyenneté Active tient une réunion périodique de renforcement de capacité tous les lundi à partir de 16 h à la Maison de Justice de Tivaouane.

La réunion du 03 mars 2014 a eu comme ordre du jour l’information aussi la préparation du thème de la journée internationale de la femme.

Information

Après la lecture du n° 2007 -1253 modifiant le décret n° 99-1124 du 17 novembre 1999 relatif aux Maisons de justice, à la Médiation et à la conciliation, la coordonnatrice de la Maison de justice de Tivaouane a résumé les missions de sa structure. Elle a rappelé la genèse du Cercle des Amis du Droit qui est une nécessité résultant de l’intérêt des étudiants en droit et de l’interpellation de la population de bénéficier du savoir juridique.

Elle a rappelé la relation existant entre Maison de Justice et Cercle des Amis du Droit avant de soutenir que les deux structures sont tenus par les mêmes principes que sont la gratuité des services rendus et la confidentialité entre autres.

En effet, les Amis du droit aide la Maison de Justice à mieux rapprocher la justice du justiciable en étant des relais dans les quartiers, écoles, universités... afin que les sciences juridiques soient à la portée de tous vu que nul n’est censé ignorer la loi.

L’action des Amis du Droit ne saurait que s’inscrire dans la mission d’animation juridique assignée au coordonnateurs de Maisons de Juridiques qui est très vaste un un contexte de prévalence d’un taux élevé d’analphabétisme juridique.

Préparation de la journée internationale de la femme

Thème : L’égalité pour les femmes, un progrès pour tous & toutes

Le comité pédagogique a proposé le suivant support qui a été lu et amendé par le Cercle :

La reconnaissance d’une journée internationale de la femme n’était pas aisée.

En effet, il a fallu des dizaines d’année de lutte pour y parvenir.
Et depuis sa reconnaissance officielle, des progrès tout comme des obstacles sont notés.

Et pour une meilleure compréhension, nous aborderons, l’historique de cette journée, les avancements et les obstacles notés à l’égard des femmes. Des solutions seront proposés face à ces contraintes.

L’historique

La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire qui s’échelonne dans le temps :

1910 :C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une Journée Internationale des Femmes est décidée.

Et depuis l’officialisation de la journée internationale des femmes en 1977 par l’ONU, des progrès sur de nombreux points à l’égard des femmes ont vu le jour.

Les progrès

Depuis l’officialisation de la journée internationale des femmes, des avancements sont notés sur le plan politique, économique et social.

Sur le plan politique

Très tôt, le Sénégal a compris que ses objectifs de développement ne pourront être atteints que si les hommes et les femmes bénéficient de tous leurs droits et libertés fondamentaux.

C’est pour cela que la démarche utilisée par le Gouvernement du Sénégal est empreinte du souci d’égalité et d’équité du genre et comprend, dès l’aube de l’indépendance, une politique de promotion de la femme régulièrement inscrite dans le cadre du développement y compris le cadre politique du Sénégal.

Dans cette optique, il a été voté en juin 2010 à l’Assemblée Nationale du Sénégal la loi sur la parité entre les sexes sur les listes électorales.

Cette loi historique vient renforcer la loi constitutionnelle adoptée quelques années plus tôt (2007) sur l’égalité d’accès aux fonctions électives et le mandat électoral pour les hommes et les femmes, et prévoit l’introduction d’un nombre égal et alternatif de candidats féminins et masculins sur les listes électorales.

Ces progrès notés sur le plan politique ont eu lieu sur le plan économique et social.

Sur le plan économique et social

La lutte pour l’accès à la terre est étroitement liée à la défense de l’agriculture paysanne

Le droit des paysannes à la terre est une des conditions essentielles de la souveraineté alimentaire des peuples et de l’éradication de la faim dans le monde. Dans un contexte de crise mondiale, ce droit est plus que jamais bafoué être mis en cause par l’essor de l’agro - business et les politiques économiques néolibérales.

DONNER DU CREDIT AUX FEMMES ?

La femme rurale assure au quotidien une multiplicité de fonctions : elle est à la fois mère assurant le bien-être de sa famille, agricultrice produisant la nourriture de sa famille, commerçante fournissant des revenus complémentaires indispensables.

Elles sont aussi responsables de la gestion des ressources naturelles assurant la sécurité alimentaire future de ses proches.

Or, bien que les femmes rurales soient un élément fondamental pour la survie et la gestion de l’unité familiale, elles sont confrontées à une réelle difficulté d’accès aux ressources complémentaires telles que le crédit.

Différentes barrières leur font obstacles lorsqu’elles souhaitent entreprendre ou développer une activité de production génératrice de revenus.

L’égalité pour les femmes a aussi un impact majeur sur le plan économique.

Ainsi, les femmes vont participer aux affaires de la vie quotidiennes comme les hommes à cause de leurs accès au travail.

Le facteur déterminant est la possibilité des femmes de déclarer la naissance de leurs enfants concédant ainsi l’éradication des enfants non déclarés. Ceci a été posé par l’art. 51 du code de la famille : Les déclarations peuvent émaner du père ou de la mère, …

En résumé, l’égalité pour les femmes a des fins sur le plan politique, économique et social.

Ces progrès ne manquent pas d’obstacles.

Les obstacles

Les obstructions sont marquées par les violences et le faible niveau de l’instruction des femmes.

Les violences

Les femmes sont victimes de violences conjugales, physiques, sexuelles, morales et psychologiques.

Faibles niveau d’instruction et de formation :

Comparer aux hommes, le taux de scolarisation des femmes est faible.
Et même si elles commencent les études, les obstacles cités ci-dessus les enfreignent.

Cela dit, la majeure partie ignore les avantages que leurs procurent la loi et ne les revendiquent pas par ignorance.
Malgré les obstacles, des solutions ne sont pas omises.

Les solutions

Les sanctions prévues par la loi

Promotion d’un système éducatif et d’alphabétisation non discriminatoire.

La présence d’une assistante sociale à la maison de justice

Après l’exposé, la méthodologie participative d’une causerie a été redéfinie et certains points le droit la famille comme l’état-civil et le mariage, les tontines et les gaspillages lors des cérémonies familiales ont été abordés.

Le Cercle des Amis du Droit a programmé des Causeries sur le thème lors de la journée du 08 mars 2014 en partenariat avec la responsable du bureau d’écoute et d’assistance aux femmes victimes de violences de la Maison de Justice de Tivaouane dans les localités suivantes : Seydi djamil, Minam, Keur Khaly, Keur Malamine, Parba, Tamba, Keur Magueye
Oumou khairy mbaye

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