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panel sur le thème « lutte contre les abus et exploitations sexuelles des enfants » dans le cadre de la célébration de la 23ème édition de la Journée de l’Enfant Africain et de la Semaine nationale de l’Enfant.

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Le mardi 18 juin 2013 à 16 heures, la Maison de Justice de Rufisque a abrité un panel sur le thème « lutte contre les abus et exploitations sexuelles des enfants » dans le cadre de la célébration de la 23ème édition de la Journée de l’Enfant Africain et de la Semaine nationale de l’Enfant.

Les acteurs responsables de ce panel sont le CTS (Comité technique de suivi du projet « Lutte contre les pires formes de travail et de traite des enfants) et la Maison de Justice de Rufisque.
Mme Dieynaba Bâ, Coordinatrice de la Maison de Justice de Rufisque, est la modératrice du Panel avec comme personnes ressources : Monsieur le Délégué du Procureur du Tribunal départemental de Rufisque, le Médecin-Chef du District sanitaire de Rufisque, le Président de l’ONG Avenir de l’Enfant et les membres du CTS.
Le Président du Parlement des enfants prit la parole en premier lieu pour magnifier le travail fait depuis le début par le CTS. Il remercie le Service du Développement Communautaire pour leur accompagnement et se réjouit du thème choisi pour ce panel.
Monsieur le Président de l’ONG Avenir de l’Enfant remercie tous les acteurs qui interviennent dans le cadre de l’Enfance.
Il loue la présence du Délégué du Procureur et le Médecin-Chef du District de Rufisque dans ce panel qui a pour thème un sujet d’actualité.
L’abus sexuel existait depuis fort longtemps mais le sujet était tabou.
Un garçon qui a été abusé depuis le bas âge peut devenir homosexuel. Il en est de même pour la petite fille qui devient prostituée.
D’où la nécessité des parents de surveiller les enfants et les questionner de temps en temps. Les enfants ont la capacité de retenir des choses qui influent sur leur éducation.
Le Médecin-Chef du District sanitaire de Rufisque souligne son manque de temps, mais malgré tout, considérant l’importance du thème de ce panel, a tenu à être présent.
Le phénomène de l’Abus sexuel gagne du terrain dans notre Société et les victimes ont souvent des difficultés pour trouver un certificat médical.
Notons deux (2) formes d’abus sexuel :
1) L’abus sexuel sans contact (sms, porno, photo, etc) leurs conséquences sont moindres mais ils constituent un point de départ.

2) L’abus sexuel avec contact (attouchement, pénétration, viol) leurs conséquences sont plus dures car elles entraînent un traumatisme qui peut rendre frigide, ou causer un choc émotionnel, des troubles dépressifs majeurs comme l’usage de la drogue, la prostitution, etc.

Les conséquences des cas de viols qui nécessitent un certificat médical sont les MST, le SIDA, l’Hépatite B, la grossesse, etc.
Pour la prévention il faut nécessairement la complicité des mamans, discuter avec les enfants, leur donner des exemples, les inculquer le sens de l’observation et de l’écoute.
Les abus sexuels sont réels et la proportion et de 4 % chez les filles. ¼ des abus sexuels sont commis par les membres de la famille.
Ces pratiques surviennent à n’importe quel âge et peut arriver à tous les enfants.
Monsieur le Délégué du Procureur : le Thème est si important que le Comité de suivi devait m’associer à l’organisation de ce panel, en ma qualité de Délégué du Procureur.
Dans l’arsenal juridique, les abus sexuels sont logés dans la rubrique « Atteinte aux mœurs ».

Les délits sont :
-  Outrage public à la pudeur
-  Corruption de mineurs (1 à 5 ans de prison)
-  Excitation de mineurs à la débauche
-  Proxénétisme
-  Détournement de mineur Article 348 du Code pénal
-  Harcèlement sexuel (domestique, apprenti tailleur, etc.) (3 à 6 ans de prison + 500 000 d’amende)
-  Attentat à la pudeur avec violence
-  Attentat à la pudeur sans violence (2 à 5 ans de prison)
-  Inceste
-  Acte contre nature (homosexuel, lesbienne)
-  Excision
-  Consommation de mariage avec un enfant de moins de 15 ans, article 300 du Code pénal, (2 à 3 ans de prison.
-  Attouchement sexuel : pédophilie (5 à 10 ans de prison)
Notez qu’il n’y a pas d’avertissement, ni du sursis pour ces infractions. La peine peut être associée à l’interdiction de séjour.
Par conséquent, il faut bien surveiller les enfants. Avant de terminer, le Délégué du Procureur invite le Médecin-Chef à dénoncer les cas de viols commis par des proches parents et dont les parents directs ont l’intention de camoufler.

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